
Sauvegarde Rocky Linux 10 : rsync, tar et snapshots LVM
10 juillet 2026
Certbot sur Rocky Linux 10 : HTTPS gratuit (Let’s Encrypt)
10 juillet 2026Série Rocky Linux 10 · Administration
Conteneurs avec Podman
L’alternative à Docker sur Rocky/RHEL : installer Podman, lancer des conteneurs, et le mode rootless sécurisé.
Sur Rocky Linux et RHEL, le moteur de conteneurs par défaut n’est pas Docker mais Podman. Compatible avec les mêmes images et la même syntaxe, il apporte un atout majeur : le mode rootless. Ce guide pas à pas explique comment utiliser Podman sur Rocky Linux 10, de l’installation au premier conteneur, jusqu’au démarrage automatique via systemd.
- Pourquoi Podman sur Rocky Linux 10 ?
- Installer Podman
- Lancer un premier conteneur
- Le mode rootless
- Démarrer un conteneur au boot
Pourquoi Podman sur Rocky Linux 10 ?
Podman est un moteur de conteneurs sans démon (daemonless) : pas de service central tournant en root en permanence, contrairement à Docker. Cela réduit la surface d’attaque et permet à un simple utilisateur de lancer des conteneurs. Podman sur Rocky Linux 10 est aussi compatible avec la CLI Docker (vous pouvez faire alias docker=podman), ce qui facilite la migration. C’est la solution recommandée par l’écosystème Red Hat.
1. Installer Podman
Podman est disponible dans les dépôts de base. Le plus simple :
sudo dnf install -y podman
# ou le groupe complet (Podman, Buildah, Skopeo) :
sudo dnf groupinstall -y 'Container Management'
Vérifiez la version :
podman --version
podman info
2. Lancer un premier conteneur
Comme avec Docker, on récupère une image et on la lance. Testons un serveur web Nginx :
podman run -d --name web -p 8080:80 docker.io/library/nginx
podman ps
curl http://localhost:8080
Quelques commandes utiles :
podman images # images locales
podman stop web # arrêter
podman rm web # supprimer
podman logs web # voir les logs
Podman utilise des registres explicites : indiquez docker.io/library/nginx plutôt que nginx pour éviter toute ambiguïté.
3. Le mode rootless : la force de Podman sur Rocky Linux 10
L’atout majeur de Podman sur Rocky Linux 10 est de tourner sans root. Un utilisateur normal lance ses conteneurs, isolés du système. Rocky 10 utilise cgroups v2 par défaut, donc aucune config supplémentaire n’est requise. Vérifiez que votre utilisateur a des plages d’UID/GID subordonnées :
grep $USER /etc/subuid
grep $USER /etc/subgid
Si elles manquent, ajoutez-les puis installez le réseau rootless :
sudo usermod --add-subuids 100000-165535 --add-subgids 100000-165535 $USER
sudo dnf install -y slirp4netns
Ensuite, lancez vos conteneurs sans sudo — ils appartiennent à votre utilisateur.
4. Démarrer un conteneur au boot (Quadlet)
Podman s’intègre à systemd via Quadlet pour lancer un conteneur au démarrage. Créez ~/.config/containers/systemd/web.container :
[Container]
Image=docker.io/library/nginx
PublishPort=8080:80
[Install]
WantedBy=default.target
Puis activez-le :
systemctl --user daemon-reload
systemctl --user start web
loginctl enable-linger $USER # pour survivre à la déconnexion
Conclusion
Vous maîtrisez les bases de Podman sur Rocky Linux 10 : installation, conteneurs, mode rootless sécurisé et démarrage automatique avec Quadlet. C’est une base solide pour déployer vos applications de façon moderne et sûre. Pour approfondir, consultez la documentation Podman de Rocky Linux.




